Parc amazonien de Guyane
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La grande forêt amazonienne

Si l’extrême biodiversité des forêts tropicales est aujourd’hui de notoriété publique – 50 à 70 % des espèces  animales et végétales terrestres du globe – celle du massif forestier du Parc amazonien de Guyane constitue une véritable vitrine des richesses de la flore et de la faune amazonienne.

 

Loin d’être un espace uniforme, l’hétérogénéité de la géomorphologie, la variabilité climatique relative d’une région à l’autre ainsi que la diversité et la complexité des interactions végétaux-animaux génèrent une grande mosaïque d’habitats induisant une biodiversité remarquable.

De nombreuses espèces à découvrir
Atelopus spumarius barbotini dans le sous-bois du Mont Itoupé © Aurélien BRUSINI / aurelienbrusini.com
Fleur de sous-bois © Guillaume Feuillet / PAG
Loutre géante © Christian Moulin

La richesse des espèces, toujours en cours d’inventaire en Guyane et ce quel que soit le groupe taxonomique, peut être soulignée en quelques chiffres au niveau du Parc amazonien de Guyane :  plusieurs milliers d’espèces végétales avec notamment plus de 150 espèces d’arbres pouvant se retrouver sur un même hectare (soit 10 fois plus qu’en forêt tempérée), plus d’une centaine de mammifères, près de 450 espèces d’oiseaux, environ 200 reptiles et amphibiens, plus de 200 espèces de poissons des criques forestières qui demeurent un milieu encore méconnu… et que dire de l’univers des invertébrés dont l’exploration n’en est qu’à ses débuts, avec une biomasse 10 à 20 fois supérieure à celle des vertébrés.

La richesse de la flore du Parc amazonien de Guyane se traduit par la présence d’arbres géants, de lianes vertigineuses, de plantes aux inflorescences spectaculaires (telles les orchidées). On trouve dans ces forêts un cortège d’espèces emblématiques et typiques de la faune amazonienne : jaguar, primates, loutre géante, tapir, caïmans et boas, dendrobates colorées, coléoptères géants, papillons morpho aux couleurs métalliques…

 

Des enjeux de conservation internationaux
 Saki satan © Aurélien BRUSINI / aurelienbrusini.com
 Saki satan (Chiropotes chiropotes) dans la canopée du Mont Itoupé, au dessus du camp de vie (600m) © Guillaume Feuillet / PAG
 Saki satan (Chiropotes chiropotes) dans la canopée du Mont Itoupé, au dessus du camp de vie (600m) © Guillaume Feuillet / PAG

 

Mais des milieux particuliers, comme les savanes roches ou les forêts submontagnardes, confèrent également au Parc amazonien de Guyane un panel d’espèces très rares, parfois endémiques et uniques à ses territoires, avec des enjeux de conservation au plan international.
Parmi, les grands mammifères, signalons par exemple la présence du Saki Satan, Chiropotes chiropotes, élevé au rang d’espèce en 2003 et endémique du plateau des Guyanes. En Guyane française, ce singe se rencontre exclusivement dans la partie sud du département, en grande partie sur le territoire du parc national. Il n’existe que peu d’information quant à l’état de santé de ses populations.

Entre forêt et fleuve...

La composante principale des paysages du Parc amazonien de Guyane est la monumentale forêt tropicale humide, entrecoupée de grands continuums fluviaux où alternent eaux calmes et sauts tumultueux. L’immense couvert forestier exubérant est ponctué de reliefs, dont les plus hauts atteignent près de 850 m d’altitude.

Le réseau hydrographique est très dense : l’eau est omniprésente sur l’ensemble du territoire et fait partie du quotidien de la vie des populations du Maroni et de l’Oyapock, pour lesquelles le fleuve est à la fois source de nourriture, voie de communication, support des usages quotidiens ainsi que de valeurs symboliques et sociales.

Implanté sur les bassins versants amont de la quasi-totalité des fleuves guyanais, le Parc amazonien de Guyane assume en outre la responsabilité de protéger les sources des fleuves dans l’intérêt de l’ensemble du territoire guyanais.

Enfin, les inselbergs, remarquables sur le plan paysager, pour la richesse et la spécificité des patrimoines naturels et archéologiques qu’ils abritent, ont joué un rôle important dans l’imaginaire et dans la vie des hommes ayant occupé le territoire. Tout aussi patrimoniales, les forêts sub-montagnardes ou encore certaines zones de flat recèlent des espèces végétales et animales probablement vestiges de couverts forestiers très anciens.

Sur le Maroni © © Guillaume Feuillet / PAG
Sur le Maroni © Guillaume Feuillet / PAG