En janvier, une équipe du Parc amazonien de Guyane est partie pour douze jours d’expédition au sud d’Antecum Pata, le long des rivières Malani, Koutou et Wanapi. Objectif : mieux connaître la présence de la loutre et du tapir, deux espèces emblématiques et sensibles, étroitement liées à la bonne santé des milieux naturels.
À bord de deux pirogues et de kayaks, les agents ont parcouru près de 40 kilomètres de cours d’eau, répartis en plusieurs secteurs d’observation. Sur les berges, les rochers ou les troncs immergés, chaque trace, empreinte ou indice devient une information précieuse pour comprendre comment ces animaux utilisent leur environnement.
La progression s’est faite à travers une succession de rapides de sauts, dont le saut Puu Sani, le saut Ouman Fou Langa Soula, le saut Wayo et le saut Mombin, marquant l’entrée en zone cœur du Parc. Les déplacements ont parfois nécessité des franchissements à pied et des manœuvres techniques pour contourner les obstacles naturels, notamment les arbres tombés en travers des criques.
Les nuits ont été passées dans des villages ou des camps de chasseurs, témoignant de l’occupation humaine ancienne du territoire, avec la présence de vestiges tels que des polissoirs sur les affleurements granitiques. Les conditions de terrain ont permis des observations régulières de la faune et de nombreux relevés d’indices le long des cours d’eau.
À l’issue de la mission, l’équipe a regagné Antecum Pata après le franchissement des derniers rapides. Les données collectées viendront alimenter les programmes de suivi des espèces et contribuer à l’évaluation de l’état de conservation des milieux aquatiques et forestiers de ce secteur isolé du territoire.
