Mi-mars, une des grandes actions de ce plan de gestion a été menée : la plantation d’aroumans blancs et rouges à proximité des lieux de vie.
Pourquoi planter de l’arouman ?
L’arouman se raréfie à proximité des villages. De plus, en tant que gardiens de la forêt, les Wayãpi souhaitent limiter leurs prélèvements et leurs impacts sur cette ressource indispensable. Cette plante essentielle, symbole de leur culture et de leur mode de vie, leur permet de tresser les objets du quotidien : éventail, couleuvre, tamis, panier...
L’expérimentation de ces plantations, s’appuyant sur le savoir-faire du peuple wayãpi et le recrutement de neuf jeunes pour aider l'équipe du Parc amazonien, a été un vrai succès !
190 aroumans blancs et 205 rouges plantés
Ce sont les chiffres que l'on retient pour cette première semaine dans quatre villages. Une seconde semaine de chantier est prévue en avril !
Bien sûr, les enfants ont été associés à cette action grâce aux deux médiateurs du Parc amazonien Ichi Kouyouli et Marius Zidoc qui sont intervenus à l’école de Zidoc. L’idée était d’informer et de sensibiliser les élèves à l’intérêt du travail de plantation qui allait être mené.
Plusieurs objectifs pédagogiques étaient poursuivis lors de ces séquences
- Connaître l’arouman : les différentes espèces, leur écologie
- Savoir nommer en français et en wayãpi les différents objets tissés en arouman (couleuvre, tamis, éventail…), les différentes situations / actions pour utiliser l’arouman (ramasser, préparer la tige…)
- Savoir récolter l’arouman pour ne pas l’abîmer et qu’ils puissent se reproduire
- Apprendre à tresser un objet simple pour les garçons.
Financeurs du programme :