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Atèle noir

Ateles paniscus (Linnaeus, 1758)
Groupe INPN1 :
Chordés
Groupe INPN2 :
Mammifères
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Atèle noir ou kwata (Ateles paniscus) vociférant sur les promeneurs passant sous l'arbre dans lequel il se tient.
Atèle noir ou kwata (Ateles paniscus) vociférant sur les promeneurs passant sous l'arbre dans lequel il se tient. © Guillaume Feuillet / Parc amazonien de Guyane

Description

Le singe-araignée porte bien son nom: avec sa grande silhouette fine, velue et noire, ses longs membres disproportionnés lui conférent une agilité hors norme et une allure d’arachnide. Ces derniers sont des singes du Nouveau Monde appartenant au genre Ateles, qui vient du grec ancien et signifie « incomplet », du fait qu’ils ne possèdent pas de pouces.
En Guyane, on retrouve le singe araignée commun Ateles paniscus (aussi appelé atèle noir, atèle à face rouge ou kwata en créole), qui est endémique aux plateau des Guyanes. Très caractéristique chez ces primates, une longue queue préhensile et puissante leur sert de cinquième bras et leur permet de se balancer de branche en branche avec une incroyable facilité. Le visage nu et rouge des adultes contraste sur le fond de pelage noir.
Le kwata est un singe diurne et arboricole, vivant dans la canopée des forêts (quasi) primaires où il évolue dans de vastes territoires en groupe matriarcaux d’une vingtaine d’individus. Il vit dans les strates les plus hautes de la forêt, à environ 20-30 mètres et ne descend pratiquement jamais au sol. De caractère assez territoriaux, il n’est pas rare de les observer casser des branches et les lancer sur les humains ou autres animaux. Ils s’alimentent essentiellement de fruits et de graines de nombreuses espèces d’arbres et sont, par conséquent, d’excellents disséminateurs.
L’espèce est très sensible aux pressions d’origine humaine telles que la fragmentation ou la destruction de son habitat (construction de routes, déforestation, par exemple) et la chasse. Elle est classée depuis 2008 « Vulnérable » au niveau global par l’UICN.